~ Rencontre d’écriture avec Estelle Gnana ~

~ Rencontre d’écriture avec Estelle Gnana ~

“Rencontre d’écriture”, qu’est-ce que c’est ?

C’est avant tout l’histoire d’une rencontre.

Une rencontre avec Estelle, coach business Nantes et praticienne en numérologie créative, il y a un peu plus de 2 ans et l’envie commune de progresser, de partager, de se motiver mutuellement.

A travers cette rencontre d’écriture, nous cherchions à nous “challenger” afin d’écrire chacune sur nos blogs respectifs sur un thème proposé par l’autre.

J’ai donc choisi pour Estelle : “Pas à pas, je crée ma vie rêvée” et elle m’a proposé le sujet : “Réservée, timide… et entrepreneure. Et alors ?”.

Voici donc ce qu’Estelle nous partage, il s’agit de son parcours de femme, de salariée puis d’entrepreneure.

Un texte à la fois authentique et puissant !

Un grand merci à Estelle pour ce partage…

Du rêve à l’éveil, il y a ce pas qui compte.

Je n’ai pas décidé de suivre mes rêves.

Et pourtant j’en avais.

J’ai pris un chemin détourné, un chemin « tiède » et confortable, qui m’a permis de vivre en m’adaptant à un certain contexte – familial, sociétal, relationnel.

C’est à travers mon cheminement professionnel que j’ai pu explorer qui j’étais, et faire le job pour me révéler.

Quand j’étais plus jeune, je savais ce qui ne m’intéressait pas : travailler dans une entreprise lambda, sans valeur, sans fond, sans message.
C’était profondément ancré chez moi. Et la réalité du terrain – mes jobs d’été, s’est chargée de me le rappeler à plusieurs reprises.

A cette époque, mes envies partaient d’une colère, d’une révolte, d’une envie de combattre l’ordre établi et de contribuer à faire autrement.
Mes deux sujets de prédilection depuis mes 10 ans : le racisme, la compréhension de ses fondements idéologiques, le droit des femmes, l’égalité et l’empowerment.
Mon premier exposé sur le droit des femmes, je l’ai fait à 12 ans en classe de 5ème, et j’ai tellement vibré que je m’en rappelle encore !

C’est de cette façon que j’ai orienté mes études – atypiques (ce qui m’a valu de longues discussions auprès de mes parents, de mes amis pour expliquer ce que je faisais) et quelque part « originales », car j’étais seule à prendre des voies nouvelles autour de moi, à vouloir me fabriquer mon parcours comme je l’entendais. Je ne visais aucun métier, j’essayais juste de construire mon chemin – sans vision.

J’y allais au feeling et non à la raison « quelle est la réputation de l’école, le ratio formation/emploi » m’importait peu. Ce qui m’importait à l’époque, c’était d’aller chercher un niveau élevé d’études – j’avais dans l’idée que ce serait une « arme » ou une protection, pour ne pas vivre d’injustice au niveau relationnel, au travail, et bien sûr j’ai toujours aimer étudier, apprendre, élargir mon horizon.

Je choisissais une formation parce que ce que je lisais m’interpellait ou que j’avais un flash intellectuel et émotionnel pour le directeur ou la directrice de formation. J’étais très sensible aux mots et au discours, à la conviction. Aujourd’hui, je parlerai davantage d’intention et d’énergie derrière les mots ^^

Après coup, je me suis rendue compte d’ailleurs que toutes les formations que j’avais pu faire étaient beaucoup des « premières ». Certaines ne sont pas restées ouvertes très longtemps ^^

Entre mes 18 et 33 ans, j’ai construit ma vie sur ce modèle.
Sans véritable vision pour moi.
Je partageais une certaine vision de la société.
Et je voulais contribuer à construire autre chose, autrement.

Et moi dans tout cela ?

Je me suis laissée « absorber » – par les idéaux, les idées, la bien-pensance associative, le militantisme mal placé, les egos démesurés, la politique au sens sale du terme, la financiarisation de l’humain dans des milieux qui se cachent de cela. Le #socialwashing existe aussi dans le milieu de l’ESS (économie sociale et solidaire).

En bref, je me suis perdue dans des combats collectifs, parfois dévoyés de tout bon sens.

Et heureusement la vie se charge de te remettre sur ton chemin ^^

Mon licenciement économique de mars 2013, a été un premier choc qui m’a permis de m’éveiller.
Jamais je n’aurais cru que cet évènement allait me mettre dans un tel état, émotionnel et physique.
Crise d’angoisse, importante poussée de psoriasis, grande tristesse, le tout dans le brouillard.
En même temps, cet évènement venait parachever une transition de vie importante : ma séparation avec mon conjoint avec qui j’avais passé neuf années de vie, accompagné d’un retour chez mes parents pendant six mois.

Un premier verrou a sauté, et j’ai fait ce que je sentais juste pour moi, pour me remettre sur les rails : rencontrer d’autres personnes dans la même situation de recherche de job – en dehors des circuits traditionnels.
C’est ainsi que j’ai rencontré Cécile, une merveilleuse partenaire de recherches, de conversations et de course à pied. J’ai démarré une psychothérapie dans le but de libérer ma parole, d’avoir un rendez-vous avec moi-même chaque semaine. Et j’ai pris soin de moi par le Reiki, auprès d’une femme solaire.

J’ai vécu alors des mois extraordinaires, où j’ai pu me reconnecter à moi-même.

Me découvrir en tant que personne seule et unique.
Sentir la vie en moi.
Littéralement.

Mon premier éveil.

Ça a été le premier éveil d’une longue série.

J’ai tout de même eu l’occasion d’avoir un petit rappel de la vie en 2015, en terminant un long CDD.

Je n’acceptais toujours pas l’envie qui me titillait depuis un moment.
Je n’étais pas prête.
Mon corps était prêt. Ma tête non.
Et j’ai obéi à ma tête.

Cela m’a valu des mésaventures que je ne souhaite à personne, un corps en souffrance, un état émotionnel à fleur de peau.

Il m’a fallu vivre ma lutte intérieure à l’extérieur pendant un an, avant de vivre mon deuxième éveil.

Le 30 septembre 2016, j’ai fait un SAUT.

Et depuis, je vis éveillée.

Cela veut dire que je ne cherche plus à me cacher, à me voiler la face, à faire semblant de rêver petit, à parler tout bas, à essayer de ne déranger personne, à vivre dans ma cave !

Vivre éveillée, cela veut dire accepter mon élan naturel créatif, et reprendre mon pouvoir personnel entre mes mains.

En posant mon masque, j’ai accepté de voir ce qu’il poussait là-dessous :

• mon envie de créer mon activité en solo et de d’embrasser le métier d’entrepreneure,
• mon élan de créer mon approche personnelle de l’accompagnement et du coaching,
• mon ambition de créer un mouvement de femmes et d’hommes leaders capables de
s’engager sans se sacrifier, de donner et de recevoir, de créer et de partager, de faire
rayonner convictions porteuses de sens et de douceur.

Depuis que je vis éveillée, je sens toute la vie en moi, toute la vie autour de moi.

Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de galères – elles m’accompagnent et je les vois différemment.

Depuis le 1er mars, je suis entrée dans ma troisième année d’activité solo.

Je n’ai pas de mots, tellement c’est jouissif.

Créer mon entreprise m’a permis d’offrir un canal à ma créativité, de lui offrir un écrin.

Je suis tellement reconnaissante pour cela.

Parce que j’ai libéré quelque chose de profond en moi. Et je ne savais même pas que c’était là.

Pendant longtemps, j’ai cru que je n’avais aucune créativité !
Quand j’ai décidé d’entreprendre, je l’ai fait avec un engagement de cœur et de corps.

Depuis, je m’exerce à rendre mon rêve vivant.
Je le fais descendre dans la matière ici et maintenant.

Mon travail de tous les jours consiste à oser poser mes rêves sur papier, les laisser pousser, les laisser naître.
Les énoncer.
Les créer.
Puis les vivre.

On dit souvent que le « rêve peut devenir réalité ».
Je pense plutôt que le rêve est déjà une réalité à partir du moment où tu l’as ressent dans ton corps !
Et ce rêve peut devenir vivant^^
C’est un grand magma de tout un tas de choses, qui nous accompagne, et qui reste fou et tiède si on en fait rien, si on ne plonge pas, si on ne regarde pas.

Ca nous colle à la peau, même les autres le voient.
Ils savent.
Tu sais.
Mais oui, tu sais ^^
Tu t’amuses, tu ne te prends pas au sérieux, tu ne crois pas en ton rêve.
Comme s’il ne faisait pas partie de toi.

Jusqu’à ce que…

Jusqu’à ce que la vie s’en occupe pour toi, et t’envoie un message.

Jusqu’à ce que tu t’en occupes.

Alors tu acceptes, tu regardes, tu respires, et tu arrêtes ta cavale sans fin.

Il n’y a pas besoin de « courir après son rêve », il y a nécessité de l’embrasser amoureusement, tendrement, infiniment.

Je te remercie Stéphanie pour ce sujet, je me suis laissée porter et emporter par le thème que tu m’as proposé, et j’ai hâte de poursuivre nos rencontres d’écriture !

Et toi, as-tu osé faire le GRAND saut ?

Je t’invite à présent à découvrir le texte que j’ai écrit “Réservée, timide… et entrepreneure. Et alors ?” sur le blog d’Estelle : https://passerelleetcreation.com/entrepreneure-oser/.

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